mercredi 21 octobre 2009

THE DIET OF NATIVE AMERICANS

Parce que que l'alimentation est une source primordiale pour notre support physique,
parceque l'alimentation subit des modifications importantes et jamais vues depuis quelques décennies,
parce que beaucoup de préjugés et de mythes concernant l'alimentation ont vu le jour au cours de ces décennies,
parce qu'il est nécessaire de réhabiliter une conscience de l'alimentation,
parce que l'intégration spirituelle nécessite un support matériel vivant,

Tripes et graisse: le régime alimentaire des amérindiens


Ainsi que sur la richissime page de liens ouaibes du site cuisine nature,
d'une inégalée chercheuse et expérimentatrice en nutrition et alimentation d'une culture et d'un discernement hors pair en ce domaine.

mardi 20 octobre 2009

LE CONTACT DE LA TERRE ...

Le contact de la Terre redonne toujours vigueur au fils de la Terre, même quand ce qu'il cherche est une connaissance supraphysique.

Sri Aurobindo, La Vie Divine chpI.


Ainsi s'exprimait Sri Aurobindo avec qui la Terre prend une tout autre dimension pour l'accomplissement de l'œuvre divine et de son rôle à jouer dans l'évolution.

A la lumière des Vedas il trace une nouvelle voie pour l'accomplissement de la conscience divine sur Terre et dans la matière, suivi par Mère et Satprem, et bien d'autres...

C'est pourquoi Esprit Shaman fait une place à ces pionniers et aventuriers de l'Evolution par qui une voie nouvelle a été ouverte dans l'atmosphère terrestre pour la manifestation d'une nouvelle Terre.

L'espoir des traditions au service de la Terre dans l'Esprit Shaman voie pointer une nouvelle aurore par le travail universel ouvert par Sri Aurobindo et Mère.

Tel est notre vision, dans l'exercice du yoga intégral, la force et la vigueur des traditions ancrées dans un liens profond avec la Terre sont un puissant levier pour l'accomplissement de la transformation supramentale.


Je suis un fils de la terre, le sol est ma mère

Atharva-Véda XII.1


Pierres et morceaux de bois, quadrupèdes et humains sont tous égaux en Dieu. Ils sont nos frères dans le Divin, des formes que l’Omniscient n’a pas dédaigné d’assumer.

Sri Aurobindo.


Ô Vigueurs impétueuses...
les plaisantes croissances
de notre terre
sont tirées de leurs racines,
notre terre elle-même
tremble et vibre,
et même nos montagnes
Rig-Véda, V.60.2


Notre attention doit être fixée sur la terre parce que notre travail est ici. En outre, la terre est une concentration de tous les autres mondes et on peut toucher ces derniers en touchant quelque chose qui leur correspond dans l’atmosphère terrestre.

Sri Aurobindo, La Mère


Ô Feu, tu es le Messager
entre la terre et le ciel
Rig-Véda, III.3.2

Une invasion du Feu divin sur la Terre, l'espoir de Prométhée désenchaîné. La jonction du ciel et de la terre à travers les murs de notre tombe.
Satprem, Evolution II

Tu brises en deux la colline
de nôtre être
parce qu'elle ne te livre pas
les rapidités de la vie
emprisonnées
Rig-Véda, V.54.5

L’homme tel qu’il est ne peut pas être le terme ultime de l’évolution. Il est une expression trop imparfaite de l’Esprit.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !

Arthur Rimbaud, Soleil et chair


Un formidable enfant
dans les entrailles,
il s'appelle le fils du corps

Rig-Véda.29.11


L’homme est le grand terme de transition de la Nature, en qui elle devient consciente de son but; en lui elle lève les yeux à partir de l’animal et regarde vers l’idéal divin.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


Je répandrai sur toute chair les effusions de mon esprit.

Joël.


L’être animal…sent le corps, il sent la vie, mais il sent aussi le mental. […].Tout en lui n’est pas instinct à demi conscient ; l’animal prépare l’intelligence humaine.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


Violents, ils sont,
mais compagnons d'une
étincelante vigueur solide
Rig-Véda, V.52.2

Le salut est physique.
Mère


La chair est la base du salut.

Tertulien, De la Résurrection de la chair


Ô Arbre qui garde le délice,
ouvre-toi
comme l'entraille d'une mère
qui enfante,
entends mon cri et
délivre-moi.
Rig-Véda, V.78.5

Partout où est la beauté, partout où est la radiance, partout où est la progression vers le perfectionnement, que ce soit dans le Ciel des hauteurs ou celui des profondeurs, partout assurément se trouve l’être dans la forme et à la similitude de l’homme, l’homme le suprême évoluteur terrestre.

Mère, Vision, Revue Cosmique

Et par ta force fulgurante
tu as ouvert le Roc même
à la lumière
et découvert l'immensité
Rig-Véda, V.30.4

L’homme n’appartient pas seulement à la Terre : l’homme est un être universel dans son essence, mais il a une manifestation spéciale sur la Terre.

Satprem, L’Agenda de Mère


Dans la Matière s'allumera le brasier de l'esprit,
Dans les corps et les corps s'enflammera la naissance sacrée...
Sri Aurobindo, Savitri, I.IV

Le trésor du ciel caché
dans la caverne secrète
comme le petit de l'oiseau,
au sein du roc infini
Rig-Véda, I.130.3

Pour les sens, il est toujours vrai que le soleil tourne autour de la terre ; mais c’est faux pour la raison. Pour la raison, il est toujours vrai que la terre tourne autour du soleil ; mais c’est faux pour la vision suprême. Ni la terre ni le soleil ne bougent ; il y a seulement un changement dans la relation de la conscience du soleil et de la conscience de la terre.

Sri Aurobindo, Pensées et Aphorismes


Il a fendu en deux l'obscurité
comme on fend une peau de bête
afin d'étendre notre Terre
sous la lumière de son Soleil
Rig-Véda, V.85.1

Le dragon noir de l’inconscience soutient de ses vastes ailes et de son dos de ténèbre la structure entière de l’univers matériel.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


Une puissance, une Flamme,
Une Beauté aux yeux immortels, à demi visible
Une Extase violente, une Douceur terrible
L'enveloppaient de leurs membres stupéfiants
Et pénétraient ses nerfs, son coeur, son cerveau
Frémissants, évanouis sous cette épiphanie:
Sa nature tremblait dans l'embrasse de l'Inconnu...
Sri Aurobindo, Savitri, I.V.


Un feu pour faire descendre l’éternité dans le Temps

Et rendre la joie du corps aussi vivante que celle de l’âme

Savitri XV 74


Les traditions du passé sont très grandes à leur place, dans le passé, mais je ne vois pas pourquoi nous devrions simplement les répéter sans aller plus loin. Dans le développement spirituel de la conscience sur terre le grand passé devrait être suivi par un plus grand futur.

Sri Aurobindo


Je les ai vus passer le crépuscule d’un âge

Les enfants aux yeux de soleil d’une aube merveilleuse…

Puissants briseurs des barrières du monde…

Architectes de l’Immortalité…

Corps resplendissants de la lumière de l’Esprit

Porteurs du mot magique, du feu mystique

Porteurs de la coupe dionysiaque de la joie.

Sri Aurobindo, Savitri


Ô Voyants,
tissez l'oeuvre inviolable,
DEVENEZ L'ÊTRE HUMAIN,
créez la race divine,
aiguisez les lances lumineuses
pour tailler le chemin
vers cela qui est immortel.
Rig-Véda, I.71

C'est seulement en s'élevant vers une conscience plus haute, au-delà de la ligne mentale...
que l'homme pourra émerger de son incapacité et de son ignorance. Sa libération complète et son illumination viendront quand il traversera la ligne pour entrer dans la lumière d'une nouvelle existence consciente. Telle est la transcendance qui était le but et l'aspiration des mystiques et des chercheurs spirituels.
MAIS ceci en soi ne changerait rien à la création ici-bas, l'évasion d'une âme libérée du monde ne fait aucune différence pour ce monde.
Par contre, si cette traversée de la ligne pouvait être retournée et servir non seulement à un but ascendant mais descendant, cela voudrait dire la transformation de la ligne telle qu'elle est maintenant-un couvercle, une barrière- en un passage des hauts pouvoirs de la conscience de l'Être qui est maintenant au-dessus de la ligne. Cela voudrait dire une nouvelle création sur la terre, une invasion des pouvoirs ultimes qui renverseront les conditions ici-bas.
Satprem, Evolution II, Lettre de Sri Aurobindo


Il change le sommeil du corps en une arme puissante,
Immobilise le souffle, les battements du coeur
Tandis qu'il découvre l'invisible, accomplit l'impossible...
Sri Aurobindo, Savitri, I.V.


C’est l’homme qui fera la besogne, c’est lui qui changera, c’est lui qui transformera sa terre.

Satprem, L’Agenda de Mère


Quand les chevaux sont attelés
par le souffle de Vie
ils sont bien attelés
Rig-Véda, V.31.10


L’Infini ne crée pas, il manifeste ce qui est présent en lui-même.

Sri Aurobindo


Nos pères, par leur cri, brisèrent les places fortes et réfractaires;
par leur cris, ils mirent en pièces le roc de la montagne,
ils firent en nous un passage...
et découvrirent le jour et le monde solaire.
Rig-Véda, I.71


Dans la création tout entière la terre se distingue de toutes les autres planètes parcequ’elle est la seule à être évolutive, avec en son centre une entité psychique.

Mère, Prières et Méditations


Pleine de puissance solide
est leur énergie brillante,
perçante est la foudre
de leur lumière
Rig-Véda, V.86.3


Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur

Arthur Rimbaud, Le bateau ivre


La Terre est une sorte de cristallisation symbolique de la vie universelle, une réduction, une concentration, afin que le travail d’évolution puisse être plus facile à faire et à suivre.

Mère, Entretiens


Ô maître de l'énergie,
ils l'ont appelé
celui qui est plein
de substance compacte
Rig-Véda, IV.31.7


L’évolution se déroule sur la terre et la terre est par conséquent le véritable champ du progrès.

Sri Aurobindo


Des pouvoirs tout-puissants sont enfermés dans les cellules de la Nature

Une destinée plus grande vous attend…

La vie que vous menez cache la lumière que vous êtes !

Sri Aurobindo, Savitri


Tant que l'âme est dans la chair, elle n'est jamais sans la chair.

Tertulien, De la Résurrection de la chair


L’expérience de la vie humaine sur une terre n’est pas représentée maintenant pour la première fois. Elle a été effectuée un million de fois auparavant et le long drame sera encore répété un million de fois. Dans tout ce que nous faisons maintenant, nos rêves, nos découvertes, nos réalisations rapides ou difficiles, nous profitons subconsciemment de l’expérience d’innombrables précurseurs et notre labeur fécondera des planètes inconnues de nous et des mondes incréés. Le plan, les péripéties, le dénouement diffèrent continuellement, mais sont pour autant toujours gouvernés par les conventions d’un Art éternelle. Dieu, l’Homme, la nature sont les trois symboles perpétuels.

Sri Aurobindo, Archives and Research.


Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

Arthur Rimbaud, Soleil et chair


Et la terre deviendra la demeure manifeste de l’Esprit

Sri Aurobindo, Savitri


Alors il [le Créateur] crée à partir de ce corps solaire de Vichnou les planètes, dont chacune devient successivement Bhoumi [la terre] ou le lieu de manifestation pour Manou, l’être mental, qui est le nœud de l’existence-vie manifestée et le lien entre la vie et l’esprit. La terre actuelle à son tour apparaît comme la scène de la vie, Mars étant son dernier théâtre.

Sri Aurobindo, The Evolutionnary Scale


Il est entré dans le ciel
et dans la terre
comme s'ils étaient un.

Rig-Véda, III.7.4


L’univers matériel est seulement la façade d’un immense édifice qui a d’autres structures derrière elle, et c’est seulement si on connaît l’ensemble qu’on peut avoir quelque connaissance de la vérité de l’univers matériel.

Sri Aurobindo, Lettres sur le Yoga


Suis le fil brillant
qui est tissé loin à travers
le monde intermédiaire
Rig-Véda, X.53.5


L’évolution a toujours eu une signification spirituelle et le changement physique a seulement servi d’instrument.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


Il découvrit cette vérité,
le Soleil même
qui demeure dans l'obscurité

Rig-Véda, III.39.5


L’âme, représentant de l’être central, est une étincelle du divin soutenant toute l’existence individuelle dans la Nature.

Sri Aurobindo, La Vie Divine


L’âme prend naissance pour l’expérience, pour la croissance, pour l’évolution, jusqu’à ce qu’elle puisse faire entrer le Divin dans la Matière.

Lettre sur le Yoga

Ô mortel qui te plain de la mort et du destin,

N’accuse personne des maux que tu as toi-même appelés ;

Tu as choisi ce monde comme foyer,

Tu es toi-même l’auteur de ta souffrance.

Sri Aurobindo, Savitri


N’espérez rien de la mort, la vie est votre salut. C’est en elle qu’il faut se transformer ; c’est sur terre qu’on progresse, c’est sur terre qu’on réalise. C’est dans le corps qu’on remporte la Victoire.

Mère


Mes blessures béantes sont un millier et une,

Les rois titanesques m’assaillent,

Mais je ne peux pas m’arrêter tant que ma tâche n’est pas faite

Et que n’est accompli le vouloir éternel…

Une voix s’écria, « Va où nul n’est allé !

Creuse plus profond, encore plus profond

Jusqu’à ce que tu aies atteint l’affreuse pierre de fondation

Et frappé à la porte que n’ouvre aucune clé.»

J’ai abandonné les dieux de surface du mental

Et de la vie les océans insatisfaits,

Et plongé à travers les impasses du corps

Vers les mystères inférieurs.

Sri Aurobindo, Le labeur d’un dieu


O Terre, puissè-je dire ta beauté, celle de tes villages et de tes forêts, de tes assemblées de guerre et de tes batailles.

Atharva-Véda XII.44.56


La clef de l’énigme n’est pas l’ascension de l’homme au ciel, mais son ascension ici-bas dans l’Esprit et la descente de l’Esprit dans son humanité ordinaire, une transformation de la nature terrestre ; c’est cela que l’humanité attend, une naissance nouvelle qui couronnera sa longue marche obscure et douloureuse, et non quelque salut post mortem.

Sri Aurobindo, Le cycle humain.


Ô Fils du corps…Toi, plein de joie et de lumière, victorieux, que rien ne peut blesser

Atharva-Véda III 4.2,9.1


Tout le passé de la terre est là dans notre nature humaine…la nature même de l’être humain implique un stade matériel et un stade vital qui ont préparé l’émergence de son mental, et un passé animal qui a modelé les premiers éléments de son humanité complexe.

Et n’allons pas dire que la nature matérielle a d’abord développé, par l’évolution, notre vie et notre corps, puis notre mental animal, et qu’ensuite seulement une âme est descendue dans la forme ainsi crée…car cela supposerait un abîme entre l’âme et le corps, entre l’âme et la vie, entre l’âme et le mental, qui n’existe pas- il n’y a pas de corps sans âme, pas de corps qui ne soit en soi une forme d’âme ; la Matière elle-même est une substance et un pouvoir de l’Esprit et ne pourrait exister autrement, car rien ne peut exister qui ne soit substance et pouvoir de l’Eternel…

Sri Aurobindo, La Vie Divine


En effet, l'oracle divin en prononçant, à l'origine des choses, que l'homme est terre:«Tu es terre et tu retourneras dans la terre,» en vertu de cette substance qui, empruntée à la terre, avait la première reçu le nom d'homme(…)

Tertulien, De la Résurrection de la chair


Il concentra l’énergie de la force-consciente (dans l’austérité de la pensée) et connut que la Matière est Brahman. Car de la Matière naissent toutes les existences ; nées, par la Matière elles s’accroissent, et dans la Matière elles retournent. Alors il alla vers Varuna, son père , et dit: «Seigneur, enseigne-moi le Brahman». Mais il lui dit: «Concentre (encore) en toi l’énergie-consciente ; car l’Energie est Brahman.»

Taittirîya Upanishad. III, 1-2


L’affirmation d’une vie divine sur la terre et d’un sens immortel dans l’existence mortelle ne saurait avoir de fondement que si, non seulement nous reconnaissons en l’Esprit éternel l’habitant de cette demeure corporelle, le porteur de cette robe changeante, mais encore nous acceptons la matière dont elles sont faites comme une substance noble et convenable dont Il tisse sans cesse ses vêtement, construit périodiquement la série sans fin de Ses demeures.

Sri Aurobindo, La Vie Divine chp II


Nous l’avons vue, sa masse de rouge ardent- un grand dieu dedans a été délivré de l’obscurité

Rig-Véda V.1.2


Le Paraclet a dit d'eux avec beaucoup de sagesse par la prophétesse Prisca:

«Ils sont chair et ils haïssent la chair.»

Tertulien, De la Résurrection de la chair


La plupart des religions ont maudit la Matière et ont fait, du refus de la vie physique ou de la résignation temporaire à la supporter, le critérium de la vérité religieuse et de la spiritualité.

Les anciennes croyances, plus patientes, plus profondément mûries, point touchées par la torture et la fiévreuse impatience de l’âme écrasée sous le fardeau de l'Age de Fer, n’ont pas fait cette division redoutable ; elles reconnu la Terre-Mère et le Ciel-Père, et leur ont accordé un amour égal et une égale vénération (…).

Sri Aurobindo, La Vie Divine chp XXIV


Le Ciel est son Père, la Terre est sa Mère.

Hermès Trismgiste, Tabula Smaragdina.


Le corps de l’homme peut aussi un jour parvenir à sa transfiguration ; la Mère-Terre elle aussi révéler en nous sa divinité.

Sri Aurobindo, La Vie Divine chp XXVI


Toute chair verra le dieu sauveur

Isaïe


Ô Feu, tu es le fils du ciel
par le corps de la terre...
Ô Feu, tu es le fils des eaux, le fils de forêts,
même dans la pierre tu es là pour l'homme.
Rig-Véda, III.25.1 et I.70.2


Chez la plante ou l’animal, l’âme n’est pas absolument endormie, mais ses moyens d’expression sont moins développés que chez l’homme. Il ya beaucoup de psychique dans la plante, beaucoup de psychique dans l’animal.

Sri Aurobindo, Lettres


Je mourus pierre et je revécus plante.

Je mourus plante et revécu comme animal ;

Je mourus animal et je naquis un homme.

Pourquoi devrai-je avoir peur de mourir ? Quand mourir m’a-t-il amoindri ?

Djalal al-Din Rumi.


Etre et être pleinement, tel est le but que la Nature poursuit en nous…et être pleinement, c’est être tout ce qui est.

Sri Aurobindo, La Vie Divine

vendredi 2 octobre 2009

Il y a bien longtemps

Daalk’ida ‘aguudza. Il y a bien longtemps. Cinq mille ans et deux cents générations plus tôt, tu es déjà parmi nous, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière, vêtue des peaux épaisses des mastodontes, tandis que nous glissons dans le blizzard sur les plaines gelées de Sibérie. Femme-Peinte-en-Blanc, mère de tous la Apaches.


Daalk’ida ‘aguudzaa- il y a bien longtemps.
Femme-Peinte-en-Blanc, mère de tous la Apaches. Cinq mille ans et deux cents générations plus tôt, tu es déjà parmi nous, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière, vêtue de peux épaisses des mastodontes, tandis que nous glissions dans le blizzard sur les plaines gelées de Sibérie .

Daalk’ida ‘aguudza. Il y a trois mille ans, le Peuple a traversé la mer de Béring, glacée, pour atteindre l’Alaska, et te voici de nouveau parmi eux, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière, Femme-Peinte-en-Blanc, mère de tous la Apaches.

Daalk’ida ‘aguudza. Il y a bien longtemps. Tu es de nouveau parmi nous, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière. Sur les traces des troupeaux de caribous, nous longeons le Yukon vers le bassin supérieur du Mackenzie. De millénaire en millénaire, nous atteignons le versant est des rocheuses, et les grandes plaines où nous suivons la multitude des bisons.
Dérivant au fil des siècles vers le sud, nous nous fixons dans d’autres plaines, méridionales, où la tribu féroce et ennemie des Comanches, chassée par les Sioux plus nombreux, nous tombe dessus au nord et nous repousse à l’ouest dans les montagnes et les déserts qui seront notre nouvelles patrie. Femme-Peinte-en-Blanc est toujours parmi nous, mère de tous les Apaches, à la fois homme et femme, enfant et aïeule, chasseur et mère nourricière et tueuse d’ennemis.


-La fille sauvage-

dimanche 5 juillet 2009

L'ESPRIT SHAMAN

shaman
Shaman
Shaman.

Shaman,
Qui es-tu?

Sur toi souffle le vent de l'esprit et du fin fond de ta mémoire ton être s'éveille
aux pouvoirs de la Nature.
Le bruissement des feuilles
La majesté des arbres
Le mystère de la nuit
Le chant des fleurs
La connaissance du brin d'herbe
Tout cela ne t’est pas inconnu.
Ton âme s'envole avec le milan royal
La buse te transmet sa puissante Liberté
Le corbeau déchire les espaces du silence de la vaste Origine
L'implacable esprit de l'aigle te révèle la Vérité
La fourmi et l'araignée t'accompagnent,
Eux et toi ne font qu'un.
Royaume de la Nature
Royaume des êtres innombrables
Royaume des elfes immortels
L'univers est ta demeure
La Terre est ton refuge
La Terre est ta Mère.
Mystères incompris du monde
Monde incompris de ton mystère
Tu voyages, éternel,
Dans l'infini du Grand-Mystère
Au-delà des âges sans fins
Pour l'Amour de la Terre.

Shaman
Shaman
shaman,

Qui es-tu?

Dans ta jeunesse incertaine
Dans la splendeur des champs de blé
Dieu s’est manifesté à ton intériorité
Ondulant sous les vents, révélant une beauté lointaine.

La Nature souvent t'a parlé,
Reflet caché d’une immense divinité
Cette vérité maintenant tu la connais
Et tout en toi vibre d’éternité.

Ton cœur est ton tambour
Tes yeux sont ton miroir
Et ta gorge déroule le chant de ton âme,
Sacrement pour une Terre devenue femme.

L'esprit des plantes s'est manifesté
Et t'a révélé à quels dieux elles sont attribuées
Tu t'es libéré de tes chaînes et ta joie retrouvée
Tu es parti à la conquête du feu intérieur.

Dans ton élan mystique,
Livré aux forces de la nuit
Tes peurs se sont évanouies
Au contact du puissant Sanglier.

Reflet de tes ancestres d'Arduinna
Il t'a transmis son enseignement
Et dans l'obscurité nocturne
Tu as contemplé la beauté des forêts
Sous une splendeur enneigée de Lune.

Alors tout est accepté,
Ce qui vient
Et ce qui part,
Tu te laisses traverser.

Shaman
Shaman
shaman.

Shaman,
Qui es-tu?

Dans tes visions tu as vu le Tigre à dents de sabre
Les Ombres multiples se sont alors évanouies
Comme au plus profond de tes rêves
A disparu l'illusion du Cauchemard.

Par la force du Taureau Indomptable
Par la présence intime de l'écureuil et du renard
Par le cheval arc-en-ciel et la Licorne Immaculée
Tu t'enchantes de la Beauté de la Vie

Shaman, Shaman,
Tu danses avec le vent
Shaman, Shaman
Tu ris avec le coeur

Les Étoiles ont déposé en toi
Les semences d'un corps astral,
Les Etres de Feu célestes et du profond magma
La connaissance immémoriale du royaume minéral.

Au-delà du temps et des frontières
Tes Frères de lumière
Par la force de leurs chants
T'ont soulevé jusqu'au firmament

Shaman
Shaman
shaman.

Shaman,
Qui es-tu?

Dans les espaces de ta conscience
Les êtres de Lumière t'ont apporté leur soutien,
Le grand Esprit de l'Ours t'as octroyé son Pouvoir
Ainsi le royaume animal et végétal s'est dévoilé.

Au plus profond de tes cellules
Le souffle incommensurable
De l’Infini Matarishvan
T’as ouvert les portes de l’Univers

Wirinun , angagok , nagual , haatali , dizyen,
Wichasha wakan, pejuta wichasha, çaman ,
Ombiasy , muqaddem , bakhshi , mamu , fa-shi,
Olona be hasina , baksy , qotb , guâti , ...

Par ton énergie luminescente se sont rendus manifestes
Les êtres énergétiques des contrées terrestres,
Ils te sont apparus et t'ont aidé à transmettre leur Connaissance
Splendeur Universelle pour l'accomplissement de la Conscience.

Souviens toi de l’Oie sauvage
Qui t’a conduits aux mystères ésotériques
Le serpent aussi t’a suivi, force initiatique,
En ami tu leur rends hommage

Shaman
Shaman
shaman.

Shaman,
Qui es-tu?

Tout a commencé avec la voie des crânes.
Elle t'as accordé sa sapience:
Celle du renard entre deux branches fourchues,
Posé là comme une offrande invisible

Celle d'un lointain ancêtre commun à tous
Protégé dans la grotte du Mas d'Azile
Qui t'as révélé les mystère de l'humain
A ton âme de lumière naissante

Dans cette intime connaissance
Toute vanité s'est envolée
Et tu t'es trouvé relié l'universelle humanité

Shaman
Shaman
shaman.

Shaman,
Qui es-tu?

Le Cygne t’a marqué de son sceau

Un signe nouveau se dessine
Air, terre, feu, eau,
Puise dans tes racines!

N'oublie qu'en toi sont tes gardiens et tes guides
Celles et ceux que tu as connus, connais et connaîtras,
L'esprit de la Plante et la vibration minérale
Tous cheminent pour l'Evolution.

Shaman
Shaman
Shaman.

shaman,
Qui-es tu?

Shaman
Shaman
shaman,
Qui-es tu?

Shaman
shaman,
Qui-es tu?

Par le Corps de la Terre,
Shaman,
Qui-es tu?

J'ouvre les vents du firmament
Où s'étendent limpides
Le scintillement lointain
Des étoiles aux chants infinis

Les images se multiplient, fugaces et vives,
Insaisissables demeures des richesses éternelles
D'un esprit qui contemple loin du temps
Tous les mondes possibles


SHEN RI.

Au commencement

-Au commencement était Ishtun-e-glesh, Femme-Peinte-en-Blanc. Elle n’avait ni mère ni père, mais Yusen avait eu le Pouvoir de la créer et il la fit descendre au monde, où elle logea dans une caverne.

Il fut un temps où Femme-Peinte-en-Blanc vécut seule. Elle voulut tellement avoir des enfants qu’elle dormit avec le Soleil, et, peu après, elle donna naissance à Tueur-de-Monstres. Puis, quatre jours plus tard, Femme-Peinte-en-Blanc tomba enceinte de l’eau et elle accoucha d’Enfant-de-l’Eau. Tueur-de-Monstres et Enfant-de-l’Eau grandirent, et elle leur apprit les choses utiles de la vie. Ils quittèrent leur foyer et, suivant le conseil de leur mère, débarrassèrent la Terre de la plus grande partie de ses maux. Femme-Peinte-en-Blanc ne devint jamais vieille. Atteignant un certain âge, elle chemina vers l’est, et elle vit au bout d’un moment qu’une autre elle-même venait à sa rencontre. Elles ne formèrent à nouveau qu’une personne, qui prit l’apparence d’une jeune fille.

D’après le mythe apache de la création.


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-Au déclin de la Terre, l’eau commencera à s’épuiser. Les pluies cesseront de tomber et il ne restera que trois sources. L’eau sera endiguée, les gens viendront de partout et se battront pour elle. Et ils s’entre-tueront jusqu’à n’être qu’une poignée.

Dans le monde qui suivra, les Blancs seront les Indiens, et les Indiens seront blancs.

Morris Opler, « La Fin du monde »

Mythes et légendes des Apaches chiricuas.

mercredi 17 juin 2009

MESSAGE DE CHEF SEATTLE................................. LA FIN DE LA VIE, LE DÉBUT DE LA SURVIVANCE

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel,
la chaleur de la terre ?
L'idée nous paraît étrange.
Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau,
comment est-ce que vous pouvez les acheter ?
Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.
Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume
dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement
d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.
Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance
lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles.
Nos morts n'oublient jamais cette
terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge.

Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf,
le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères.
Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney,
et l'homme, tous appartiennent à la même famille.
Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre,
demande-t-il beaucoup de nous.
Le Grand chef envoie dire qu'il nous réservera
un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous.
Il sera notre père et nous serons ses enfants.
Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre.
Mais ce ne sera pas facile.

Car cette terre nous est sacrée.
Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières
n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres.
Si nous vous vendons de la terre,
vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée
et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs
parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple.

Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif.
Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants.
Si nous vous vendons notre terre,
vous devez désormais vous rappeler,
et l'enseigner à vos enfants,que les rivières sont nos frères et les vôtres,
et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse
que vous montreriez pour un frère.
Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos moeurs.
Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante,
car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin.
La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin.

Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.
La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli.
Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel,
comme des choses à acheter, piller,vendre comme les moutons ou les perles brillantes.
Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc.
Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps,
ou le froissement des ailes d'un insecte.
Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas.
Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.
Et quel intérêt y a-t-il à vivre
si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent
ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ?
Je suis un homme rouge et ne comprends pas.

L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang,
et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.
L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.
La bête, l'arbre, l'homme. Ils partagent tous le même souffle.
L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire.
Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer,
il est insensible à la puanteur.

Mais si nous vous vendons notre terre,
vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux,
que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre.
Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Et si nous vous vendons notre terre,
vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée,
comme un endroit où même l'homme blanc
peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.
Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre.
Mais si nous décidons de l'accepter,
j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes
de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre.
J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie,
abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait.
Je suis un sauvage et ne comprends pas
comment le cheval de fer fumant peut être plus important
que le bison que nous ne tuons que pour subsister.
Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes?.
Si toutes les bêtes disparaissaient,
l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit.

Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme.
Toutes choses se tiennent.
Vous devez apprendre à vos enfants
que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux.
Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants
qu'elle est enrichie par les vies de notre race.
Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres,
que la terre est notre mère.
Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme;
l'homme appartient à la terre.
Cela, nous le savons.

Toutes choses se tiennent
Comme le sang qui unit une même famille.
Toutes choses se tiennent.
Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie :
il en est seulement un fil.
Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.
Même l'homme blanc,
dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble,
ne peut être dispensé de la destinée commune.

Après tout,nous sommes peut-être frères.
Nous verrons bien.
Il y a une chose que nous savons,
et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour,
c'est que notre dieu est le même dieu.
Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder
comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas.
Il est le dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc.
Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre,
c'est accabler de mépris son créateur.
Les Blancs aussi disparaîtront ;
peut-être plus tôt que toutes les autres tribus.
Contaminez votre lit,
et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.
Mais en mourant vous brillerez avec éclat,
ardents de la force du dieu qui vous a amenés
jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein
particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge.

Cette destinée est un mystère pour nous,
car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés,
les chevaux sauvages domptés,
les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes,
et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Ou est l'aigle ? Disparu.
La fin de la vie, le début de la survivance.

lundi 27 avril 2009

DU CHAMANE ET DU CHAMANISME

"Même un mauvais chamane vaut mieux que pas de chamane du tout".


Extraits de l'ouvrage:

Le rêve et la forêt, histoire des chamanes nabesna,Les presses de l'Université Laval, 2005 par l'ethnographe Marie-Françoise Guédon.



Un ouvrage remarquable à mon sens, d'une grande intelligence et précision sur l'étude du chamanisme en général et en particulier les dizyen nabesna.


Anthropologue, ethnographe, professeurs à l'Université d'Ottawa, Marie-Françoise Guédon travaille depuis vingt-cinq ans l'anthropologie de l'interculturel, les pratiques chamaniques et l'étude des peuples autochtones de l'aire circumpolaire (Inuit du Nouveau-Québec, Gitksan et Tlingit de la côte nord-ouest américaine, Dénés-Athapaskans de l'Alaska et du Nord-Ouest canadien et Toungouses en Chine).


Les pratiques chamaniques des peuples autochtones sont ancrées dans des visions du monde particulières presque toutes ignorées au profit de synthèses généralisantes. Un groupe de Nabesna, un petit peuple sur la frontière entre le Yukon et l'Alaska, au centre du grand territoire habité par les Athapaskans (ou Dénés) septentrio­naux, ont partagé avec l'auteure, au cours de leur vie quoti­dienne, des histoires et des mythes, des pratiques et des notions philosophiques, qui composent et révèlent un monde chamanique magnifiquement différent de celui qui nous est habituellement présenté dans la littérature. À partir de cette expérience, l'auteure explore, sur un mode person­nel, l'ensemble de l'univers chamanique déné et découvre sa spécificité, ses liens avec le rêve, le paysage et la tradition orale, et ses expressions contemporaines.


EXTRAITS


Les communautés de Tetlin, Tanacross et Northway ont été particulière­ment généreuses dans leur accueil, et ceux qui m'ont reçue là-bas ont partagé non seulement les grandes règles communautaires et explicites de leur façon de vivre, mais aussi leurs réflexions personnelles et leur intelligence du monde.

Ces fem­mes et ces hommes, aujourd'hui presque tous décédés, furent mes informateurs, mes modèles et mes premiers initiateurs.


En ce qui concerne les Dénés septentrionaux, la littérature chamanique est presque toujours insérée dans des monographies classiques ou des études ethnohistoriques. Les Dénés eux-mêmes ne séparent pas le chamanisme de leur milieu. Selon leur conception, on ne peut parler du chamanisme déné qu'en par­tant de toute la culture déné, « la façon déné » (« the Dene Way»), et de ses rela­tions avec la forêt — ou la terre.


Le terme simplifié "Déné" désigne cet ensemble de peuples qui appartiennent à la famille linguistique des Dénés, famille que les ethnologues et les linguistes appellent aussi les Athapaskans ou Athabascans.


Les pratiques chamaniques et les visions du monde qui les soutiennent ont changé dramatiquement depuis trente ans. Les nouvelles religions et l'usage de plus en plus généralisé de la langue anglaise font obstacle à la transmission des anciennes connaissances et expériences rituelles. Peu de personnes sont capables d’entreprendre le travail d'exégèse que demande le passage du déné à l'anglais, mes informateurs et étudiants tenant d'ailleurs pour acquise l'équivalence mot à des expressions dénés et anglaises. Il leur est d'autant plus difficile de négocier le passage vers le christianisme. Le christianisme se démarque cependant facilement des systèmes religieux dénés. Il n'en est pas de même pour les nou­veaux enseignements autochtones dérivés des mouvements syncrétiques pan-indiens méridionaux qui sont enseignés en anglais et qui ont un succès remarquable chez les jeunes. Des penseurs indiens contemporains s'efforcent de construire des synthèses dites traditionnelles qui sont admirables en dépit du fait qu'elles vont, sans le savoir, à l'encontre des enseignements ancestraux. Et pourtant, les pratiques chamaniques surnagent. Il se trouve encore aujourd'hui, et de plus en plus, des personnes qui renouent avec le monde qui les entoure et avec ses habitants des liens définis par les vieilles pratiques chamaniques. Ces praticiens du rêve continuent à jouer dans leurs communautés respectives un rôle de premier rang.

À parler de tradition chamanique au singulier, il est facile d'ignorer que cette tradition correspond en fait à de multiples manifestations très variées, et n'existe comme tradition globale que dans l'imagination des théoréticiens, ce qu'en di­sent les auteurs à succès ne correspondant pas nécessairement aux pratiques chamaniques actuelles dans des communautés concrètes. Robert Redfield, un anthropologue qui a raffiné le concept de vision du monde pour décrire les cos­mologies, les philosophies et les manières de penser qui forment l'éventail des réalités humaines, réclamait que l'on reconnaisse le caractère unique et la ri­chesse éblouissante de chacune de ces visions du monde (Redfield, 1953:94-99). Les réduire à un commun dénominateur, qui est nécessairement abstrait, dans un domaine où pourtant la créativité artistique, intellectuelle et mystique atteint des sommets, c'est leur faire injure et confirmer l'attitude ethnocentrique et donc cognicentrique que critique Michael Harner. Ne retenir des sociétés différentes des nôtres que ce qui répond à nos propres notions, c'est rejeter la possibilité d’explorer ce qui rend le chamanisme (ou les chamanismes) possible. Cette exploration est une entreprise risquée car elle remet en cause les fondements de la culture du chercheur ou du lecteur, mais elle est certainement plus enrichissante que l'attitude de touristes butinant de culture en culture les images et les souve­nirs les plus intéressants pour eux.

Michael Harner se sert, comme plusieurs autres tenants du néo-chamanisme, de l'idée d'une grande tradition chamanique (là encore, on reconnaît l'influence de Mircea Eliade), tradition qui serait quasi universelle puisqu'elle consisterait, en premier lieu, en techniques mentales, techniques que l'on pourrait donc déta­cher de leur milieu culturel d'origine. Les techniques chamaniques seraient simi­laires, ou applicables, en tous lieux de la planète, en dépit des différences culturelles; on peut donc les décrire, puis les enseigner à tous ceux que cela intéresse et qui pourront alors, par exemple, « bénéficier de cette connaissance pour suppléer aux approches de la médecine occidentale » (Harner, 1980: xii). Et il n'est pas besoin pour cela d'aller vivre chez les peuples où l'on trouve encore des chamanes. D'après la plupart des néo-chamanistes, les traditions chamaniques convergent toutes vers la même voie spirituelle : « La voie ancienne est si puissante et capte de telles profondeurs dans l'esprit humain, que nos systèmes de croyances culturelles ha­bituels et nos suppositions au sujet de la réalité sont essentiellement hors de propos ici » (Harner, 1980: xiii; trad. de l'auteure).


Michael Harner voit dans la pratique de ces techniques, qu'il a ramenées au mode unique de ce qu'il appelle « l'état de conscience chamanique»

(ou SSC, Shamanic State of Consciousness), une façon de résoudre, par ailleurs, les problè­mes posés par ce qu'il appelle le « cognicentrisme », qui serait à la conscience ce que l'ethnocentrisme est à la culture, une étroitesse d'esprit qui nous empêche d'accéder à des modes d'être et de perception plus souples et plus ouverts.

C'est un noble but en ce qui concerne la société occidentale; mais il n'a pas empêché que les vulgarisateurs se concentrent sur les quelques techniques qui avaient d'abord attiré l'attention du public et réduisent alors le chamanisme à quelques formules et notions que l'on voudrait universelles. C'est ignorer le con­texte culturel qui supporte ces techniques, c'est méconnaître leur diversité, leur portée, leurs applications.


C’est le travail ethnographique qui permet l'entrée dans des façons de penser différentes. Les synthèses élaborées par les anthropologues à la fin du vingtième siècle, et les ethnographies qui les soutiennent, témoignent d'une perspective plus scientifique où les pratiques chamaniques s'insèrent dans l'ensemble des systèmes religieux de l'humanité non pas comme une seule religion, mais plutôt comme un ensemble de systèmes religieux ou parareligieux, très divers, mais tous caractérisés par l'absence de dogme, de temple et de prêtrise, par un apprentissage singulier sinon solitaire (où le rêve et les expériences visionnaires jouent un rôle important), par une perception très pragmatique des rituels — qui ont tou­jours un but concret (chance à la chasse ou guérison, par exemple) —, par le re­cours aux esprits ou autres forces invisibles (tels que définis localement), avec, souvent, l'aide de transes, du rêve plus ou moins contrôlé ou de substances psy­chotropes facilitant les expériences visionnaires.

Les descriptions fournies par les ethnographes ne soutiennent ni la théorie
d’un chamanisme préhistorique universel, ni celle d'un système religieux né en
Sibérie dans des temps reculés et essaimant parmi toutes les populations limitrophes.


Les ethnographies démontrent clairement que les complexes chamaniques

sont enracinés dans leurs contextes culturels respectifs et qu'ils varient énormément d'une société à l'autre. Il est non seulement possible mais nécessaire de partir de pratiques locales et spécifiques en parlant de chamanisme. Ceux qui s’ intéressent aux pratiques chamaniques ne peuvent plus les aborder sans reconnaître le poids des traditions verbales, des valeurs ancestrales, de l'organisation sociale, de l'environnement et du mode de vie dans la formation des divers complexes chamaniques du monde.


Comme la littérature ethnographique en fait foi, les peuples qui soutiennent des complexes chamaniques se distinguent des sociétés européennes ou européanisées, où l'on est habitué à distinguer le religieux, l'économique, le politique et les autres sphères culturelles que se partagent des institutions bien définies, en ce que chez eux, au contraire, il n'existe pas de démarcation entre ces différentes aires ; le religieux se retrouve dans tous les actes de la vie quotidienne et ce que les ethnologues identifient comme chamanique imprègne toute la culture. Parmi les études ethnographiques, on trouve des ouvrages remarquables*, qui sont devenus des classiques de l'anthropologie et qui posent, chacun à leur manière, la ques­tion de la façon dont chaque société, informée par sa culture particulière, vit et conçoit ses liens concrets et symboliques avec le monde qui l'entoure. C'est là que s'instaurent les pratiques dites chamaniques.


Il n'y a pas de chamanes ches les Athapaskans, il y a seulement des gens qui apprennent à manipuler un processus que l'on peut appeler k'ize, inkonze, ou dizyen, ou "chamanique".


Contrairement à leurs homologues sibériens et sud-américains, les docteurs-rêves nabesna n'utilisent pas de ubstances hallucinogènes pour entrer en contact avec la source de leurs pouvoirs, ni de danses menant à un paroxysme. Ils se servent le plus souvent du rêve et de processus mentaux apparentés à la ranse légère, habituellement sans perte de conscience.


Les puissances animales ou spirituelles peuvent choisir d'offrir leurs pouvoirs à n'importe qui, bien que la présence d'une personne de grand pouvoir parmi ses ancêtres ou les membres de la famille accroisse les chances du novice. certains chamanes obtiennent leurs pouvoirs délibérément; la plupart les reçoivent sans les avoir recherchés.


Les processus de rêve, les techniques de guérison, les rencontres avec les personnes animales et les mortsn'étaient pas attribués seulement à certaines personnes, mais aussi à la plupart des gens, en particulier à toutes les personnes âgées auxquelles, d'ailleurs, on faisait d'abord appel dès qu'un problème se présentait.


Le consensus général est qu'un chamane est une personne qui rêve, que toute personne qui rêve est un chamane et que tout le monde rêve peu ou prou, d'où la conclusion que j'ai maintes fois entendue: "tout le monde est un peu chamane", même si certaines personnes sont plus puissantes que d'autres.


Les pratiques chamaniques Dénés occupent une position marginale par rapports aux grandes traditions sibériennes rassemblées par Mircea Eliade dans sa synthèse magistrale (Eliade, 1968 [1951]).Les façons de faire et les récits des Nabesna et de leurs voisins témoignent du caractère particulier de leur complexe chamanique. Ce que font les Dénés défie en effet certaines idées reçues sur le chamanisme. D'abord, leur pratiques font appel à des méthodes plutôt prosaïques et le rêve y joue un rôle dominant; ni la transe profonde, ni les hallucinogènes ne figurent ici. Sur le plan technique, ils font peu appel à des objets rituels et aux représentations symboliques. Ensuite, leurs interventions sont enracinées dans une cosmologie qui semble faire peu cas des trois niveaux-le ciel, la terre et les enfers-popularisés par Mircea Eliade. Leur philosophie naturelle, très différente des modes de pensée issus de l'Europe, est soutenue par un système de valeurs apparaissant, du point de vue européen, à la fois extrêmement individualiste et "démocratique", puisqu'il permet une diffusion des dons chamaniques dans toute la communauté. "Tout le monde est un peu chamane" disait-on à tetlin, comme à Copper Center ou à Fort Saint James. Le guérisseur n'est pas ici l'équivalent du prêtre, le grand ritualiste qui négocierait le sort du groupe avec les puissances de l'au-delà. Chez les Nabesna, chacun, homme ou femme, est engagée dans ce qui ressemble plutôt à du bricolage spirituel...


Il se peut que certianes cultures favorisent le côté spectaculaire du chamanisme, tandis que d'autres, comme les Dénés, en font l'ingrédient essentiel, normal, de la vie de tous les jours.


Dans le quotidien, la présence du plan spirituel (un terme qui ne traduit que très imparfaitement la réalité vécue par les Dénés eux-mêmes), la pratique du rêve et la discipline menntale qu'impose la perception déné du monde, entre autres facteurs, peuvent transformer les évènements les plus insignifiants en sacrement. Ce que Michael Harner ne dit pas, dans son ensiegnement, c'est que même de simples techniques mentales peuvent avoir des conséquences psychologiques, morales et culturelles profondes. Comme le rappelait Margaret Mead, les aspects les moins formels de la culture sont aussi les plus difficiles à percevoir. Les sacrements les plus importants sont souvent les moins visibles.


Les relations avec le spirituel sont pragmatiques et directes. Le sacré est une dimension aussi concrète que le temps, la terre et l'air. Il n'est nul besoin de porte ou de mediation symbolique pour entrer dans le rituel.


*

-*Jean-Pierre Chaumeil : Voir, Savoir, Pouvoir: Le chamanisme chez lesYagua du Nord-Est périruvien, Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en sciences sociales, 1983 ;

« Chamanisme à géométrie variable en Amazonie », Diogène, 158 : 92-103, 1992.

-*Jon Christopher Crocker : Vital Souls, Bororo Cosmology, Natural Symbolism and Shamanism, Tucson, The University of Arizona Press, 1985.

-*Laurence Delaby : Chamanes toungouses, Nanterre, Université de Paris X, 1976.

-*James Dow : The Shaman’s Touch : Otomi Indian Symbolic Healing, Salt Lake City, University of Utah Press, 1986.

-*Irving Hallowell : Culture and Experience, Philadelphie, University of Pennsylvanie Press, 1955.

-*Alfred Métraux : Religions et magies indiennes d'Amérique du Sud, Éditions Gallimard, 1961.

-*Michel Perrin : Les Praticiens du rêve. Un exemple de chamanisme, Paris, Presses universitaires de France, 1992.

-*Sylvie Poirier : Les jardins du nomade.

Gerardo Reichel-Dolmatoff: Amazonian Cosmos; the Sexuel and Religions Symbolism of the Tukanoan Indiens, Chicago, University of Chicago Press, 1971 ; Desana, Le symbolisme uni versel des Indiens Tukano du Vaupès, Paris, Gallimard, 1973 (1968).

-*Waldemar G. Bogoras : The Chukchee. The Jesup North Pacifie Expedition, Expedition VII, Memoirs of the American Museum of Natural History, Leiden et New York, 1909.

-*Frederica de Lagune : Under Mount St Elias : The History and Culture of the Yakutat Tlinglit, Smithsonian Contributions to Anthropology, vol. 7, Washington, Smithsonian Institution Press, 1972.

-*Waldemar I. Jochelson : The Koriak. Reports of the Jesup Expedition 1900-1901, vol. 10 (2) Memoirs of the American Musem of Natural History, Leiden et New York, 1908.

- *Knud Rasmussen : Intellectuel Culture of the Iglulik Eskimos. Report of the Fifth Thule Expedition, 1921-1924, vol. VII, n°1, Copenhague, 1929 ; The Netsilik Eskimos. Social Life and Spiritual Culture. Report of the Fifth Thule Expedition, 1921-1924, vol. VIII, n°1, Intellectual Culture of the Copper Eskimos. Report of the Fifth Thule Expedition, 1921-1924, vol. IX, Copenhague, 1932.

-*Bernard Saladin d’Anglure: « Penser le “feminin” chamanique, ou le “tiers-sexe” des chamanes inuit », Anthropologie et Société, 18, 2-3 : 19-50, 1988 ; et « La part du chamane ou le communisme sexuel dans l’Arctique central canadien », Journal de la société des américanistes,LXXV : 133-171, 1989.

-*Roberte Hamayon : La chasse à l’âme. Esquisse d’une théorie du chamanisme à partir d’exemples sibériens, Nanterre, Société d’ethnologie, 1990.

-*Evelyne Lot-Falk : Les rites de chasse chez les peuples sibériens, Paris, Gallimard, 1953.

-*Gilbert Rouget : La musique et la transe, Paris, Gallimard, 1980.

Michel Perrin : Le chamanisme, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, 1995.


mercredi 15 avril 2009

CAPTEUR DE REVES


Le capteur de rêve à une fonction et une signification bien plus profonde que ce qu’il nous est relaté par la littérature occidentale au travers des comptes et mythes amérindiens.

Chez le commun des mortels le capteur de rêve est vu comme un objet symbolique ou comme une pratique superstitieuse, une croyance mentale en une fonction magique de l’objet.

Les descriptions et mythes disponibles sur l’attrappeur de rêve sont des conceptions figées, qui se transmettent tel quel de sites en sites, de revue en revues, de livres en livres...

Les expériences vis-à-vis de l’attrapeur de rêve sont absentes et chacun se complet à réitérer le communément admis de la fonction de cet objet.

C’en est devenu un gadget spirituel, un attribut religieux du new age dérivé de la source de l’immémoriale sagesse amérindienne. Certes, nous ne pouvons ignorer l’aspect matériel et la beauté qui se dégage de cet objet et son utilisation comme élément réel d’harmonisation d’un lieu, ainsi que le bénéfice qu’il nous procure de le voir, de le contempler.

C’est déjà un grand bénéfice psychique de s’en laisser imprégner visuellement comme tel, si toutefois le mental ne vient pas perturber par son agitation le bienfait rayonnant de cet objet. Mais si l’on va plus loin dans l’apaisement du mental laissant les croyances et projections individuelles attribuées à cet objet, il peut nous être possible d’accéder à des dimensions bien plus subtiles et ésotériques de la portée spirituelle de ce que nous appelons communément le « capteur de rêve ». Il ne suffit pas en effet de savoir, en l’ayant lu, à quoi il sert pour que sa fonction soit opérante, encore faut-il trouver par soi-même et accéder à cette fonction dans sa réalité spirituelle.

C’est ce qu’il m’a été donné de voir par mes guides en vision énergétique au cours d’un soin énergétique prodigué à une personne.

A la fin de la séance de flot d’énergie pour cette personne je suis dans un profond état méditatif, je remercie les nombreux guide qui ont assisté le soin énergétique, notamment inspiré par de forte présence spirituelles aux attributs amérindiens. A ce moment là un capteur de rêve m’apparaît en vision énergétique ;

Le potentiel extraordinaire du capteur de rêve.

Je vois le capteur de rêve mais il est lumière et énergie.

Chacun de ses attributs est différencié par une variation de sa qualité énergétique et de sa lumière.

Le cercle est consistant et souple dans sa qualité de lumière et solide dans sa qualité d’énergie.

Je laisse faire ainsi énergétiquement l’exploration énergétique de chacun de ses attributs.

Chacun des éléments ou attribut du capteur de rêve ainsi exploré me transmet dans mon expérience, dans ma méditation, une qualité particulière qui enrichit ma conscience.

Je laisse l’expérience se dérouler et je perçois intuitivement ce que le capteur de rêve peut, dans cette vision spirituelle, permettre d’opérer.

Les aspects énergétiques sur lesquels j’ai travaillé pendant le soin ayant attrait à des problématiques de la personne sont projetés en tant qu’énergie sur le capteur de rêve.

Le réseaux de fil de lumière constituant la toile amortie ces énergies et les transforme, ils sont réintégrés dans le néant en passant de l’autre côté du capteur de rêve.

Le cercle est bien présent et a pour fonction d’amortir le choc vibratoire énergétique de la décharge des difficultés en tant qu’énergie, projetées sur la toile. Le cercle permet aussi de focaliser l’intention et de garder la cible dans l’axe de ma propre conscience pour faire ce travail. Il aide à l’alignement énergétique et permet de rester centré sur la projection des énergies. Mais tout cela se fait sans réfléchir et sans penser, ma conscience est en harmonie avec le capteur de rêve et dans cette symbiose s’effectue la transmission de ce que ma conscience doit faire.

Ma respiration se modifie aussi pour accompagner la dynamique énergétique qui se produit pendant ce travail et elle amplifie la connexion avec certaines opérations impulsées par le capteur de rêve.

Suite sur VISION DREAMCATCHER

dimanche 22 mars 2009

PLANTES DEPOLLUANTES


Lorsque nous avons emménagé dans notre nouveau logement en novembre 2008, il venait d'être refait à neuf, peintures hyper-odorantes, poutres et escalier vernis, sol d'une pièce en copeaux de bois agglomérés aux colles et hyper vernis.
Ça sentais tellement fort que nous avons failli ne pas le prendre mais pas d'autres propositions de logement en vue...
Ma compagne en avait des spasmes au coeur. C'était en novembre donc on pouvait pas aérer beaucoup et on avait pas d'autres propositions de logement,
Alors on a acheté deux bouquins sur les plantes dépolluantes que j'avais trouvé référencés sur un site québécois de santé alternative; on a étudié celles qui étaient appropriés pour les composants volatiles toxiques émanant des peintures et vernis et aussi leur adaptabilité en fonction des températures qu'elles pourraient supporter, notamment les écarts dans notre maison en plein monts du lyonnais sur un plateau à 700 mètres d'altitude. On a fait de gros achats à Botanique (qui venait de passer en bio) et on a placé des plantes qui ont montré une efficacité déconcertantes car en un mois l'odeur était amoindri, en trois mois plus rien :les plantes poussaient quasi à vue d'œil, a croire qu'elles se nourrissaient de toutes ces toxines. Parmi toutes les propositions de dépollution que tous le monde nous a fait c'est celle avec laquelle on s'est senti le plus en adéquation. C'est le seul procédé efficace et naturel que nous avons trouvé et l'ambiance plantes est très agréable ainsi que le lien que ça permet d'avoir avec l'univers végétal. Actuellement 24 plantes cohabitent avec nous!
(lierres, chlorophytums,fougères, orchidés, ficus...).

La Nasa a fait un travail remarquables relaté par différents auteurs et il existe maintenant trois livres sur le sujet en librairies.


Le docteur Wolverton de la NASA a testé un certain nombre de plantes et celles-ci ont montré leur efficacité à purifier l'air de polluants comme le formaldéhyde, le xylène ou d'autres COV (Composés Organiques Volatils)
Le CSTB et la Faculté de pharmacie de Lille ont validé l'efficacité d'épuration de certaines d'entre elles :

Chlorophytum
Spatiphyllum
Pothos
Dracaena Marginata
Nephrolépis

Un site intéressant basé sur quelques études :

http://www.plantairpur.fr/



INITIATION aux vertus des plantes comestibles et médicinales avec

un etnobotaniste hors pair, relié corps et âme avec le règne végétal :
http://www.guylaliere.com/

mercredi 3 octobre 2007

Le réveil de l'OURS




En janvier 2006 depuis 3 jours j'avais un mal de crâne intense et je méditais mais la douleur passait et revenait profonde, tiraillante et lancinante. Alors j'ai voulu méditer un bon coup et j'ai invoqué l'émeraude qu'un guide m'avait présenté sur le bord du cercle du Renawree en lors d'un retour d'EAL en session d'apprentissage de cette technique.

Ce guide vêtu de pourpre m'avait dit intérieurement "ne t'inquiète pas" par rapport à ma situation professionnelle, et je m'en suis servis comme un mantra pour faire face aux épreuves qui allaient m'attendre. Lors de cette méditation pour mon mal de tête cette émeraude est alors apparue et des mouvements de spirales de couleurs vertes se sont déployés de cette émeraude pour remplir tout mon cocon du Fullonia, en suivant ce mouvement avec l'attention je me suis retrouvé catapulté cette fois-ci dans l'EAL. La respiration profonde s'amorçant dans cet état de méditation, j'ai eu soudain la vision de la carte médecine de l'Ours du manuel "découvrez votre animal totem" de David Carson et Jamie Sams (enseignement par Les Cartes Médecines que j'ai découvert en 1996). Cette carte est apparue à ma vision intérieure, de cette carte a surgit littéralement l'Ours en grandeur nature qui est venu derrière moi (3m de haut debout sur ces pattes arrières).
(Totem vient de l'Algonquin "ottoteman" qui signifie "il est de ma parenté").

A ce moment là où l'Ours s'est positionné derrière moi, la méditation s'est amplifiée et a été très profonde, l'Ours que je sentais et voyais en même temps, me soutenait et m'englobait derrière moi, je m'abandonnais dans son immense douceur et en même temps recevais une grande force. Force et douceur. Le mal de tête s'est volatilisé et n'est pas revenu après la méditation ni par la suite.

Ensuite je sentais l'Ours toujours là, j'allais n'importe où et il était toujours là, je marchais en ville plusieurs jours après en plein Lyon et il était toujours là derrière moi me soutenant et m'accompagnant de sa grande force et de sa douce protection.

Au cours de l'année 2006 les épreuves survinrent: je me suis battus face à mon employeur avec les Délégués du Personnel de mon boulot pour obtenir le financement d'une formation diplômante qu'il ne voulait plus m'octroyer. Je méditais sur le dossier de financement renvoyé bien tard à l'organisme financeur par l'employeur qui freinait des quatre fers pour le remplir à bon escient. En méditant sur la situation, l'Ours apparaissait en forme lumineuse et de ses pattes attrapait l'argent du financement que je voyais en tant qu'énergie et me l'apportait aux yeux impuissants du directeur: ces visions m'ont donné confiance et certitude et m'ont permis de ne pas stresser. Le financement 2 mois plus tard est bien arrivé.

Ce combat d'une année pour faire valoir mes droits m'a appris plusieurs leçons:

- Ne compter que sur sa propre énergie pour parvenir à ses fins. Il y a un moment où l'on se retrouve seul avec soi-même pour mener le combat.Ce qui veut dire trouver d'autres énergies pour s'aider mais le combat à mener est celui pour soi-même, donc ne pas trop compter sur les autres pour nous battre, ou en tous cas, lâcher prise sur la crispation envers le problème afin de se réinvestir de nos propres énergies d'autodétermination.

-Rien n'est définitivement acquis.
-Dans la vie il y aura toujours des obstacles et nos aptitudes serviront à les surmonter si nous les utilisons assidument et avec persévérance.

- Si la situation n'apparaît encore pas résolue parce que des personnes font de la résistances à ce que nous voulons, c'est que notre situation sert de leçon aussi à ces personnes. Nous pouvons indépendamment de notre volonté être le vecteur de leçons pour les autres, c'est important d'en avoir conscience et de l'observer quand ça se présente afin de ne pas tergiverser à se demander quelle leçon me reste-t-il à apprendre alors que j'ai donné le maximum de moi-même.

Par la suite, pour d'autres situations, j'ai fais des flots (F.A.C.) et pouvais sentir l'Ours si je l'invoquais, l'Ours courrait dans l'espace énergétique de la situation et apportait plein de ses énergies et activait celles qui étaient là.

En présentant à certaines personne mon expérience avec l'Ours cela les faisait soit contacter sa présence soit leur propre animal de pouvoir pendant le Flot qui agit alors énergétiquement en leur faveur.

Quand je n'ai pas le temps de méditer je ferme les yeux et j'appelle l'Ours, il vient, et en 5 secondes son énergie restructure mon champ énergétique littéralement!

Je n'ai pas toujours le contact avec l'Ours et un jour je voulais qu'il soit bien là; alors l'ai invoqué mais toujours pas de présence, j'imaginais mais ça ne faisait pas pareil, j'ai fortement appelé mais rien. Quelques jours passent et un soir en me couchant oullala! je n'aurais pas dû l'invoquer si fort me dis-je, il devait déjà être là et m'étant habitué à son ressenti je ne le sentais peut-être plus car ce soir là j'étais totalement investis de l'énergie de l'Ours , j'étais dans un espace d'énergie qui était un très grand Ours , comme si je me sentais à l'intérieur de lui même au dessus du sol et je sentais mon corps électrique comme s'il se transformais en Ours, c'était même difficile à supporter. Je ressens encore la Force qui s'est véhiculée en moi.

Quand je médite sur une situation il peut m'apparaître si je me concentre sur lui et me renvoi l'énergie et l'attitude à adopter face à telle situation ou à telle personne. Ce qui est difficile ensuite c'est d'intégrer cette énergie ou cette attitude dans la-dite situation lorsqu'elle se présente en vrai.
Je peux aussi l'invoquer pour qu'il absorbe des sous personnalités ou des parties obscures en moi.
Si je pense à lui, je suis avec lui, et mon coeur et mon corps sont contents de le sentir, je peux le ressentir me donner de la force et être investi de sa qualité énergétique. Je peux aussi imaginer comment il marche, sa posture et ressentir mon corps être intérieurement en phase avec le sien. Je pense à lui et je ressens sa présence qui m'apporte sagesse et centrage et un élan de vie totale. Sa présence et protectrice et enveloppante.

Parfois je me branche sur lui mais il m'envoie sur un autre animal esprit dont les qualités sont plus appropriées sur le moment pour moi ou me fait découvrir et jouer avec l'énergie d'un autre animal qu'il me révèle.

Il m'arrive régulièrement de percevoir et sentir le cocon Fullonia comme un immense Ours qui m'entoure.

Lors de la traversé de grosses difficultés dans ma vie je l'invoquais, il m'apportait sa présence me transmettant ressourcement intérieur et stabilisation de mes énergies trop sollicitées par les évènements extérieurs.

La conscience de l'Ours s'intègre dans mon subconscient car depuis 2007 je rêve régulièrement de lui.

En me connectant à l'Ours pour faire un soin de mal de tête à quelqu'un j'ai la vision d'une vallée verdoyante de montagne où sont trois ours, je me branche sur cette vision et rentre en contact avec les ours qui me transmettent leur énergie et soulage le mal de tête de la personne.

Si je pense et veux bien lui demander d'être mon intercesseur il le fait. En méditant et portant mon attention sur lui en demandant à contacter l'Absolu, hop, il servait d'intercesseur et son énergie envoyait la mienne sur le Brahman inactif et lumineux que je contactais simplement. (voir la page Vous avez dit éveil ? ).
L'Ours agirait-il comme un amplificateur de l'intention?

Suite à cette expérience j'ai fais des investigations culturelles sur l'Ours:
Sa présence est relatée chez beaucoup de peuples aux traditions ancestrales. Les peuples autochtones d'Amérique du nord tel que les Sioux Lakotas ou Navajos,
les Aïnous du Japon et de Sakhaline,
les Ostiaks, Toungouses, Yakoutes, Koriaks, Tchouktches, Khantys, Evenks, Nivkhes, et Samoyèdes de Sibérie,
les Lapons de Scandinavie,
les Inuits du Canada et du Groenland...
Pour ces peuples l'Ours est considéré comme l'ancêtre de l'homme et peu représenter une divinité, un parent ou un ancêtre du clan, un animal dans lequel un être humain s'est réincarné ou bien une sorte d'être chaman, favorisant le passage entre le monde d'ici-bas et l'au-delà.
L'ours est aussi considéré comme un homme sauvage transformé pour affronté les grands espaces; et à propos d'espace, l'animal qui accompagnât l'envol des premiers hommes sur la Lune fût un ours... en peluche.

Le livre de Michel PASTOUREAU L'ours, Histoire d'un roi déchu éd. du Seuil, outre le fait d'être un livre passionnant, est une mine de renseignements sur la présence de l'ours à travers l'histoire et de son lien privilégié aux hommes.
Le chapitre "Le premier dieu?" est des plus intriguant sur l'hypothèse d'un culte des hommes de la préhistoire envers lui, des multitudes extraordinaires d'ossements d'ours trouvés dans certaines grottes et de la rareté de ses représentations dans d'autres, ce qui lui confère une place d'autant plus importante.

Certaines cavernes tel que la grotte Chauvet, se présentent comme de véritables sanctuaires et posent de sérieuses énigmes aux préhistoriens quand à la possibilité d'un culte de l'ours.
La découverte de grotte Chauvet en 1994 en Ardèche a bouleversé toutes les études paléolithiques publiées avant 1995. La notion de progrès dans la technique de la représentation au fil des millénaires est anéantie du fait que ces représentations datant de -32000 ans environs, sont antérieures de 15000 à celles de Lascaux et d'Altamira et sont aussi les plus abouties, les plus variées, les plus spectaculaires découvertes à ce jour. Alors que l'on croyait qu'avec les grottes pariétales connues jusqu'à maintenant, les plus anciennes étaient "logiquement" habitées par des hommes moins évolués techniquement que les plus récentes dont les représentations artistiques étaient plus élaborées. Cette croyance est dorénavant invalide.

L'ours n'est pas l'animal le plus représenté dans la grotte Chauvet mais c'est celle où le plus de réprensations le concernant ont été découvertes: 12 peintures imposantes sur les parois et de nombreuses traces tel que griffades, poils et frottements, empreintes de pattes sur les murs et le sol, pistes, creux et bauges pris dans la glaise, moultes restes d'ossements, une centaines de crânes. La mise en scène de l'ours est omniprésente et il semble qu'il y ait eu une véritable vénération. Au centre d'une salle en rotonde vide de tout élément, un crâne est posé sur un bloc rocheux plat avec autour de lui au sol plusieurs dizaines d'autres crânes disposés en cercle.
Voir à ce sujet le livre Les Chamanes de la Préhistoire de Jean Clottes et D. Lewis-Williams.

La grotte du Regourdou quant à elle comporte dans une fosse artificielle sous une grande dalle rocheuse, une sépulture d'homme de Néandertal et une sépulture d'ours brun côte à côte, séparées par un simple mur de pierres sèches.

Toutefois, comme le fait remarquer l'auteur:

"Pourquoi les autorités contemporaines ont-elles laissé dépouiller ce site et disparaître une grande partie des ossements? Pourquoi Le Regourdou, si important pour la connaissance des pratiques funéraires de l'homme de Néandertal, n'a-t-il pas été acheté par l'État français? Pourquoi faut-il aller jusqu'à Chicago au Field Museum pour voir une reconstitution, qui plus est médiocre, des deux sépultures saccagées? Cette découverte remettait-elle en cause la sacro-sainte négation des liens cultuels ayant pu, à une époque ou à une autre, exister entre l'homme et le grand fauve? Pourquoi ce refus officiel et obstiné d'un tel culte? Pourquoi, d'une manière plus générale,cette méfiance envers tous les sites à ours ?"

Le mystère du culte rendu à l'ours continu avec la grotte de Montespan (Haute-Garonne), découverte en 1881 et explorée dès 1922: dans une petite salle se trouve la plus ancienne statue jamais façonnée par l'homme, datant de 15000 ou 20000 ans antérieurs à notre époque.
C'est une statue d'ours! Haute de 60 cm et longue de 110 cm, elle est en argile, représentant un ours accroupi sans tête, avec un crâne d'ours entre les pattes antérieures (dérobé par la suite).

"Bien d'autres grottes donnent une place à part à l'ours. Soixante millénaires au moins séparent les sépultures du Regourdou et la statue de Montespan. Entre ces deux sites exceptionnels, de nombreux témoignages s'intercalent qui attestent et mettent en scène les relations privilégiées qui unissent l'homme et l'ours-l'homme de Cro-Magnon comme l'homme de Néandertal, l'ours brun comme l'ours des cavernes. Parler de " culte" pour qualifier ces relations peut prêter à débat entre spécialistes. Voir des arrières-pensées magiques ou religieuses dans chaque figuration de d'ours, dans chaque reste d'os ou de crâne placé dans un endroit inattendu est sans doute exagéré. Mais nier que l'ours ait été considéré par les hommes du Paléolithiques comme un être à part, un animal possédant des pouvoirs que les autres animaux n'avaient pas, c'est nier l'évidence et faire preuve de mauvaise foi.Car si ce ne sont pas les hommes qui ont rituellement disposé les restes de l'ours brun du Regourdou ou bien symboliquement agencé la salle du crâne de la grotte Chauvet, les seuls qui aient pu le faire ce sont les ours eux-mêmes.
Faut-il de ce fait conclure que les ours préhistoriques enterraient leurs morts? Qu'ils connaissaient une certaine forme de sentiment religieux? Qu'ils pratiquaient au fond des grottes différents cultes que les hommes, plus tard, bien plus tard, ont fini par imiter? Faut-il aller jusqu'à imaginer que ce sont les ours qui ont transmis aux hommes l'idée de religion, ainsi que toutes les croyances et tous les rites qui s'y attachent? Faut-il aller jusque là?"

L'auteur ne s'y risque pas, même s'il ose se poser ces questions et qu'il fait part des travaux de recherches de N. Jadrincev dans Ethnograficeske Obozrenie vol.13, p.101-113, publié en 1980 à Moscou sous le titre "O kulte medvedja preimuscestvenno u severnyx inododcev" qui relate la découverte des vestiges d'un tel culte-celui des ours par les ours eux-mêmes-dans des cavernes sibériennes du Paléolithique, là où l'homme n'a jamais pénétré à cette période, ni même n'a jamais été présent avant l'âge de fer.
Sans parler de religion ou de culte dans le sens courant du terme ne pourrions-nous pas envisager au vue des expériences énergétiques que je relate avec l'ours, que cet animal, ou tout du moins l'esprit qui le gouverne, est un support, un médiateur pour faciliter l'accès des êtres vivants et des humains en particulier à une réalité spirituelle, à des plans de conscience supérieure?

Il est tout de même très révélateur de découvrir que de nombreuses fêtes chrétiennes ont été substituées à des dates du calendrier qui fétaient les rythmes de la nature au regard des rythmes biologiques de l'ours. La saint Martin a ainsi remplacé le 11 novembre, date d'entrée en hibernation de l'ours. Ce n'est nullement un hasard car ce jour là les paysans fêtaient le moment où l'ours rentrait dans sa tanière au ressenti des premiers froids de l'hiver.
Dans les campagnes les activités extérieures commençaient progressivement à cesser et chaque paysan rentrait son bétail, les récoltes, ses outils, avant de se mettre lui-même à l'abri avec sa famille. L'entrée en hibernation de l'ours marquait ce temps fort du calendrier, passage du dehors au dedans, de la vie à la mort et de la trêve entre la concurrence de l'ours et de l'homme.
Tout comme le carnaval qui avait pour fonction de hâter le retour du printemps et la fertilité en faisant sortir l'ours de son hibernation car il incarne l'esprit de la végétation et influence la croissance des céréales.
Ces rites étaient notamment fêtés le 2 février, jour de la chandeleur et aussi le dimanche des Rameaux.

Ainsi une multitude de rites et de cérémonies associaient l'ours à différentes fêtes.
Rites païens évidemment qui par leurs expressions corporels, leurs manifestations joyeuses et bruyantes, leurs débordements d'énergies vitales incitèrent l'Église à les juguler.
Au fil de ce livre on découvre que de nombreux saints et saintes ont même été créés de toutes pièces remplaçant ces fêtes; et des biographies inventées, souvent démagogiques, avaient pour intention d'opérer un bourrage de crânes de chaque individus pour lui substituer ses liens avec les énergies de la nature à ceux des croyances évangéliques. L'Église a littéralement diabolisé l'ours et truffé le calendrier de mensonges, une véritable mythologie inventée de toutes pièces avec ses saints aux hagiographies tout autant perverties.
Mais l'Esprit de l'Ours se perpétue.

Pages web consacrées à l'Ours :L'Ours et le çaman
L'Ours et les amérindiens

Ours et autres animaux: Bestiaire Sacré

Receuils collectif des liens profonds entre l'ours et l'homme:
L'Ours, l'autre de l'homme.Études mongoles et sibériennes vol. 11 et Medvedi-Bears, Moscou.
Ces deux ouvrages complètent l'étude pionnière Bears Ceremonialism in the Nothern Hemisphere dans The American Anthropologist tome 28.

Un livre à découvrir qui réconcilie avec la chirurgie auprès du regard et de la pratique de l'auteur sur ce sujet:
Le scapel et l'ours d'argent ,éd.Indigene (26 avril 2003) de Lori Arviso Alvord, Première femme Navajo de tous les temps à manier le scalpel à la manière occidentale, elle se rattache au clan des ours et à une lignée d’hommes-médecine très réputés. Mais elle grandit dans la “réserve” à une époque – les années soixante – où le mépris pèse sur sa culture. Diplômée des facultés de médecine de Stanford et de l’université de Californie à San Francisco, c’est en cherchant à devenir un meilleur médecin qu’elle renoue avec son héritage culturel. On doit à Lori Arviso Alvord d’avoir réconcilié la tradition scientifique et la médecine Navajo, d’avoir introduit des hogan (maisons de soins traditionnelles) dans tous les hôpitaux de la Nation Navajo moderne. Lori Arviso Alvord, docteur en médecine, chirurgien, administrateur adjoint à la faculté de médecine de Dartmouth, vit dans le New Hampshire avec son mari Jonathan, et ses deux enfants Kodiak et Kaitlyn.
Un livre touchant, simple et moderne.

Un livre que j'ai lu quelques semaines avant mon contact avec l'Ours:
ÉLAN NOIR PARLE, La vie d'un saint homme des Sioux oglalas, éd. Le MAIL, de John G. Neihardt.
Un livre indispensable pour recevoir la transmission d'un homme médecine Sioux et intégrer dans notre psychisme les possibilités de reliance à la tradition sioux et ce qu'elle inspire:

Elan Noir (Black Elk-Héhaka Sapa) était un chef de la tribu des Sioux oglalas. Il nous a transmis deux écrits: Les rites secrets des Indiens sioux, et ses mémoires publiées sous le titres Elan Noir parle.
Dans cet ouvrage, il raconte à John Neihardt, spécialiste et ami des indiens-qui avait fait sa connaissance en 1930-, l'histoire de sa vie, de son enfance et celle de sa tribu depuis la bataille de Little Big Horn, à laquelle il participa à l'âge de treize ans, jusqu'au massacre de Wounded Knee dont il fut témoin.
Ce livre se présente donc comme un document unique et passionnant. Mais il y a plus, car Elan Noir fut aussi un visionnaire, un guérisseur, un grand chaman. Son véritable regard se porte sur les "choses de l'autre monde". Et par-delà la terrible épopée des Sioux chassés par les Blancs, son récit nous introduit au coeur d'une sagesse millénaire qui, sans lui, aurait été condamné à l'oubli.

"Viens vers moi maintenant mon frère
un ours m’a dit comment, alors
Ami vient vers moi maintenant,

Viens voir toutes ces guérisons.
Viens voir ces guérisons,
Frère Ours m’a dit comment."

Eagle Shield, 1914







Ô, Ours, douceur de mon esprit,
Force de mon âme
Puissance de la Terre
Semblable à une mère
Ton soutien est infaillible
Ta lumière est divine
Et par toi
Ô Ours du Grand Esprit
Mon coeur rayonne et guéri
Ta lumière Infini
e guide mes pas
Dans ceux de ta Connaissance Immémoriale

Merci à toi
Ô Ours, Ami Généreux
Puis-je honorer les grâces insoupçonnées

Que tu m'octroies dans ton infini bonté


SH